Lycée Marc Bloch de Sérignan

Astuces, Conseils, Idées

Ce Qui Se Conçoit Bien S’Énonce Clairement

Qui a dit ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ?

Nicolas Boileau (1636 – 1711) « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. »

Qu’est-ce qu’on veut dire par l’adage Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement en recrutement ?

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément Nicolas Boileau Selon moi, cette citation de Nicolas Boileau illustre l’idéal vers lequel l’avocat devrait tendre. En effet une très grande part du travail d’avocat consiste à transformer la pile de documents et les quelques informations que lui donne son client en un récit cohérent qui emportera la conviction de celui qui le lit, à savoir le magistrat qui va trancher le litige.

  1. Il faut ainsi dans un premier temps s’attacher à comprendre la situation qui est exposée par le client pour ensuite la traduire en termes juridiques et en tirer les conséquences.
  2. Il s’agit d’un raisonnement consistant à énoncer la situation donnée, trouver la règle de droit que l’on veut appliquer, pour en conclure l’effet que produit cette règle sur la situation de fait.

Parfois, c’est limpide. Par exemple, Monsieur X s’est engagé à payer 1 000 Euros à Monsieur Y : c’est la situation de fait. L’article 1134 du code civil dispose que les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites : c’est la règle de droit.

Conséquence : X est dans l’obligation de payer cette somme à Y. Plus souvent, c’est complexe et il faut alors réfléchir longuement à la façon d’agencer les arguments de façon à ce qu’ils s’enchaînent de façon parfaitement claire et naturelle. On s’aperçoit parfois qu’on a une idée assez nette de l’argument qu’on souhaite formuler sans avoir encore trouvé les mots appropriés (Comme quoi, peut être que la pensée précède le langage et non l’inverse Mais sans langage, point de pensée évoluée).

Il s’agit alors de faire un travail de conceptualisation, pour traduire l’idée en mots les plus appropriés possibles – et de préférence, les moins nombreux possibles. Une partie du travail consiste à tenter d’utiliser alors le mot juste plutôt qu’une périphrase longue et souvent moins précise.

  • Et dans l’idéal on obtient un texte court, clair et évident.
  • En priant pour que ce soit aussi l’avis du Juge.
  • Alors le jour où votre avocat soumet à votre approbation un texte qui vous paraît ridiculement court, ne lui en veuillez pas.
  • D’abord, il a parfois fallu des heures de travail pour arriver à faire une synthèse de toutes les informations que vous lui avez données : il est souvent plus difficile de faire court que de laisser courir la plume.

Et ensuite, pensez au Juge, qui sera ravi de n’avoir à lire que cinq page et pas quinze : Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément

Quelle est la citation de Nicolas Boileau ?

‘Le plus sage est celui qui ne pense point l’être. ‘ ‘Qui vit content de rien possède toutes choses.’ ‘Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.’ ‘Une pensée neuve : c’ est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu’un s’avise le premier d’exprimer. ‘

Qui s’exprime clairement ?

Ce que l’on conoit bien snonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisment L’Art potique (1674) de Nicolas Boileau-Despraux Rfrences de Nicolas Boileau-Despraux – Biographie de Nicolas Boileau-Despraux Plus sur cette citation >> Citation de Nicolas Boileau-Despraux (n 58059) – Ajouter mon carnet de citations Notez cette citation : – Note moyenne : 4.43 /5 (sur 884 votes) Recherche de citations : conoit snonce / snonce clairement / clairement arrivent / arrivent aisment / conoit clairement / conoit arrivent / conoit aisment / snonce arrivent / snonce aisment / clairement aisment ? La citation de Nicolas Boileau Ce que l’on conoit bien snonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisment. ( Chant I, L’Art potique, Nicolas Boileau, d. Aug. Delalain, 1815, p.6) est quelques fois reformule comme suit : Ce qui se conoit bien s’nonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisment.

Les vers clbres Ce que l’on conoit bien snonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisment. de Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despraux sont issus de son Art potique o il prodigue des conseils pour bien crire en franais. Il est certains esprits dont les sombres penses Sont dun nuage pais toujours embarrasses ; Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que dcrire apprenez penser. Selon que notre ide est plus ou moins obscure, Lexpression la suit, ou moins nette, ou plus pure. Ce que lon conoit bien snonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisment. Surtout, quen vos crits la langue rvre Dans vos plus grands excs vous soit toujours sacre.

En vain vous me frappez dun son mlodieux, Si le terme est impropre, ou le tour vicieux ; Mon esprit nadmet pour un pompeux barbarisme, Ni dun vers ampoul lorgueilleux solcisme. Sans la langue, en un mot, lauteur le plus divin Est toujours, quoi quil fasse, un mchant crivain. Travaillez loisir, quelque ordre qui vous presse, Et ne vous piquez point dune folle vitesse ; Un style si rapide, et qui court en rimant, Marque moins trop desprit, que peu de jugement.

Jaime mieux un ruisseau qui sur la molle arne Dans un pr plein de fleurs lentement se promne, Quun torrent dbord qui, dun cours orageux, Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux. Htez-vous lentement ; et, sans perdre courage, Vingt fois sur le mtier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

Cest peu quen un ouvrage o les fautes fourmillent, Des traits desprit sems de temps en temps ptillent. Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu ; Que le dbut, la fin rpondent au milieu ; Que dun art dlicat les pices assorties Ny forment quun seul tout de diverses parties ; Que jamais du sujet le discours scartant Naille chercher trop loin quelque mot clatant.

Craignez-vous pour vos vers la censure publique ? Soyez-vous vous-mme un svre critique. Lignorance toujours est prte sadmirer. Faites-vous des amis prompts vous censurer ; Quils soient de vos crits les confidents sincres, Et de tous vos dfauts les zls adversaires.

Dpouillez devant eux larrogance dauteur ; Mais sachez de lami discerner le flatteur : Tel vous semble applaudir, qui vous raille et vous joue. Aimez quon vous conseille et non pas quon vous loue. Un flatteur aussitt cherche se rcrier : Chaque vers quil entend le fait extasier. Tout est charmant, divin : aucun mot ne le blesse ; Il trpigne de joie, il pleure de tendresse ; Il vous comble partout dloges fastueux : La vrit na point cet air imptueux.

Un sage ami, toujours rigoureux, inflexible, Sur vos fautes jamais ne vous laisse paisible : Il ne pardonne point les endroits ngligs, Il renvoie en leur lieu les vers mal arrangs, Il rprime des mots lambitieuse emphase ; Ici le sens le choque, et plus loin cest la phrase.

Pourquoi Boileau est connu ?

Connu pour la rigueur de ses vers et l’esthétique classique de sa plume, Nicolas Boileau laisse derrière lui plusieurs œuvres magistrales telles que Les Satires (1666), Le Lutrin (1674) et L’Art Poétique (1674).

Qui est l’auteur de la citation Rien ne sert de courir il faut partir à point ?

Citation de Jean de La Fontaine, poète français, dans Le Lièvre et la Tortue (premier vers).

Quel est l’adage et proverbe ?

Quelle est la différence entre adage et proverbe ? – Les termes « adage » et « proverbe » sont souvent confondus, et pour cause, car leur différence n’est pas forcément évidente. Alors que le proverbe correspond à une sentence du peuple ou à un mot familier et rempli de sens, l’adage, lui, est un proverbe plus piquant et souvent plus ancien. Le proverbe énonce une vérité naïve et observable, tandis que l’adage donne davantage de sens à cette vérité. L’adage se distingue par son esprit, sa portée traditionnelle et sa finesse, tandis que le proverbe se distingue par son sens et sa précision.

  • Quel est l’objectif du proverbe ?

    1 Un proverbe est usuellement employé dans l’objectif de servir le projet argumentatif de celui qui l’emploie, de le rendre valide car en conformité avec une instance supérieure extérieure : la sagesse populaire. Les spécialistes de la question ont tendance à supposer que l’énoncé proverbial, en tant que principe général, autorise le passage, au sein d’un processus argumentatif, d’un argument à sa conclusion.2 Notre propos est de démontrer que la fonction d’un proverbe dans une situation de communication présentant une argumentation est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.3 Nous nous attacherons donc à proposer notre conception de l’argumentation et du fonctionnement propre de l’énoncé proverbial dans un tel contexte.

    1. Nous nous appuierons sur les résultats obtenus dans nos analyses afin d’exposer les différents rôles pouvant être joués par la matière proverbiale lorsqu’un locuteur y recourt afin de pousser son interlocuteur à l’action.
    2. L’objectif de cet article étant de proposer un cadre théorique d’analyse présentant l’ensemble des cas de fonctionnement envisageables, le proverbe sera examiné, par souci de clarté et d’exhaustivité, au sein d’occurrences forgées ,4 Nous allons nous attarder sur chacun de ces éléments afin de déterminer au mieux leur champ d’application et les relations étroites qu’ils entretiennent les uns avec les autres.5 Contrairement à la démonstration, l’argumentation ne cherche pas à déduire les conséquences de certaines prémisses, mais à provoquer ou accentuer l’adhésion d’un auditoire aux thèses que l’on présente à son assentiment.

    Elle présuppose donc un contact des esprits entre l’orateur et son auditoire qui n’existe pas dans le cadre de la démonstration.6 Plus précisément, selon Grize (1982), 7 « une situation d’argumentation est une situation dans laquelle un sujet A se propose d’intervenir sur le jugement, l’opinion ou le comportement d’un sujet B à l’aide – ou par le moyen – d’un discours.

    » 8 L’argumentation est donc essentiellement dialogique dans la mesure où il se produit une interaction directe entre l’énonciateur d’un argument et son interlocuteur. Ch. Perelman (1988), en propose une définition similaire : 9 « l’argumentation se propose d’agir sur un auditoire, de modifier ses convictions ou ses dispositions, par un discours qu’on lui adresse et qui vise à gagner l’adhésion des esprits ».10 Autrement dit, nous pourrions supposer que, au sein d’un processus  argumentatif, un locuteur L tente de faire admettre une conclusion factuelle C à un interlocuteur I par le biais d’un argument A.

    Par factuelle, nous désignons une conclusion exprimant une demande d’action, c’est-à-dire ce que John Searle a appelé un acte directif, dans sa version de la théorie des actes de langage ,11 Une conclusion argumentative peut être une demande d’action :

    non modalisée :

    La conclusion de la séquence ci-dessus est régie par un verbe à l’impératif et contribue donc à créer une argumentation que nous pourrions qualifier de non modalisée, c’est-à-dire, n’appliquant pas un « devoir » à un « faire » : autrement dit, la demande d’action ne dépend pas d’un verbe exprimant une nécessité mais est le fruit d’un acte directif direct (une injonction) ,

    modalisée :

    Elle s’exprime par le biais d’actes directifs indirects qui concernent les raisons d’accomplir une action. Dans le cadre de ce travail, la raison invoquée est la nécessité. Les modalisations les plus fréquentes subordonnant l’action à un verbe exprimant un devoir sont « falloir, devoir, être nécessaire, convenir de », en français.

    Un acte directif modalisé ne constitue cependant pas toujours la conclusion d’une argumentation. En effet, pour qu’il y ait argumentation, la demande d’agir doit être, qui plus est, à réalisation immédiate. Or, un acte directif modalisé peut ne pas impliquer de demande d’action immédiate mais une simple prévention (que nous pourrions définir comme un ensemble de mesures destinées à éviter un événement qu’on peut prévoir et dont on pense qu’il entraînerait un dommage pour l’individu ou la collectivité).

    Dans ce cas, la demande d’action se situe dans un futur possible, hypothétique et non immédiat. L’exemple précédent peut donner lieu aux deux interprétations, d’où la nécessité de connaître le contexte et le scénario, ou script , suivant lequel se déroule l’énonciation.

    See also:  Just Dance 2023 Song List

    Si « il faut que tu arrêtes » induit « arrête », il s’agit alors bien d’une conclusion argumentative. En revanche, si cet acte directif indirect n’a pas pour objectif l’action immédiate de l’interlocuteur et ne permet donc pas d’inférer l’injonction, il n’a pas une valeur argumentative mais préventive.

    Nous nous intéresserons uniquement, dans le cadre de cet article, aux conclusions argumentatives. Nos exemples se situeront donc toujours au sein d’une argumentation. Argument et conclusion ne sont pas toujours explicites. Il est fréquent qu’il faille les inférer.

    Dans le cas d’une argumentation avec proverbe, ce dernier joue alors un rôle primordial quant à leur détermination : 12 Le propre de l’argumentation est d’unir le général au particulier. En effet, dans l’exemple « Si tu insistes trop, ça va mal finir. Alors arrête. », ce qui permet le passage de A à C, dans le domaine du particulier, c’est l’enchaînement, sur le mode de l’inférence, de règles de conduite générales implicites telles que « si on insiste trop , ça finit mal ? si une chose finit mal, cela est négatif, ? si cela est négatif, on ne le désire pas ? si on ne le désire pas, on doit agir en conséquence » ,

    Les proverbes sont la représentation explicite de ces normes connues et communément acceptées qui génèrent l’action de tout un chacun. En effet, un énoncé proverbial est « une phrase figée anonyme qui exprime un enseignement ou un avis, qu’il soit d’ordre moral ou pratique » (Fournet, 1999) , le proverbe, que nous noterons X, concourt à la justification d’une demande d’action particulière (C). Comment ? Le passage du général au particulier est généralement autorisé par la mise en place d’un mécanisme déductif appartenant à la logique naturelle similaire au syllogisme dont l’énoncé proverbial est la prémisse majeure.

    Le syllogisme, exposé par Aristote, constitue la base de l’argumentation déductive qui contraint l’interlocuteur à accepter la thèse proposée en le conduisant de manière nécessaire des principes aux conséquences ; il s’agit d’un argument qui comprend trois propositions (deux prémisses : la majeure et la mineure, et une conclusion) et tel que la conclusion est déduite de la majeure par l’intermédiaire de la mineure.

    Dans le cadre de cette étude, la majeure est générale alors que la mineure et sa conclusion appartiennent au particulier. Le principe du syllogisme est que ce que l’on affirme légitimement pour un tout peut aussi être affirmé pour les parties de ce tout.

    Si nous prenons pour exemple le proverbe « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse », nous obtenons : Majeure : Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse = Si on insiste trop, ça finit mal (X) Mineure : tu insistes trop (?) Conclusion : donc ça finit mal pour toi (?) Lorsque l’expression est indirecte, comme c’est le cas ici, la première opération est la démétaphorisation.

    La séquence proverbiale X, parole universelle, constitue la majeure de ce syllogisme. La mineure ? et sa conclusion ? sont l’application du proverbe dans le domaine du particulier, ainsi qu’en atteste notamment l’utilisation de la seconde personne du singulier. L’argument « si tu insistes trop, ça va mal finir » correspond ici à la mineure et à sa conclusion. La conclusion argumentative « Arrête » peut, quant à elle, être inférée à partir de la conséquence négative représentée par la partie conclusive de l’argument qui équivaut à la mineure du syllogisme déclenché par l’énoncé proverbial. Il y aurait donc deux conclusions distinctes :

    la conclusion non factuelle ?, propre au syllogisme interlocutif, la conclusion factuelle C, propre à l’argumentation issue du proverbe.

    Ainsi, le proverbe, règle d’action générale, permet de déterminer ce que sont ou pourraient être A et C dans une situation particulière grâce au syllogisme, ou plutôt, et c’est ainsi que nous nommerons ce mécanisme, à l’enthymème qu’il autorise en tant que majeure.

    • En effet, ce que nous appelons ici, de façon générale, syllogisme est en réalité, dans sa définition originelle, un enthymème, dans la mesure où les prémisses n’appartiennent pas au domaine du vrai mais du vraisemblable.
    • Comme l’a souligné Barthélémy Saint-Hilaire dans son Commentaire des Analytiques, I, 2, ch.27, p.343-44 (Aristote, 1870) : « Dans le langage ordinaire, « enthymème » signifie un syllogisme qui n’a qu’une seule prémisse, la mineure le plus souvent, avec la conclusion ; la majeure étant sous-entendue comme parfaitement évidente.

    Pour Aristote, ce n’est pas le caractère distinctif de l’enthymème, Pour lui, l’enthymème est un syllogisme qui a, soit deux propositions, soit une seule, mais dont les prémisses, ou la seule prémisse exprimée, sont des propositions tirées du vraisemblable et non du vrai ».

    Les proverbes étant vraisemblables, mais non vrais , ils donnent donc bien lieu à ce qu’Aristote entendait par enthymème. La contrainte interne entre prémisses et conclusion définit la composante logique de l’argumentation : une fois les prémisses admises, le raisonnement enthymémique produit la conclusion de manière nécessaire.

    L’enthymème serait donc, en quelque sorte, le syllogisme de la rhétorique. D’autre part, comme nous le constaterons plus avant, il s’avère nécessaire, afin de connaître le rôle du proverbe au sein d’un processus argumentatif, de déterminer le message qu’il véhicule, autrement dit ce que nous appelons son « schéma argumentatif ».

    Ceux exprimant une relation de cause à effet : « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse » = si on insiste trop, alors ça finit mal = Si P, alors Q, Ceux exprimant une relation de concession : « Les jours se suivent et ne se ressemblent pas » = bien que les jours se suivent, ils ne se ressemblent pas = Bien que P, Q, Ceux exprimant une relation de préférabilité : « Mieux vaut tard que jamais » = tard est préférable à jamais = P > Q,

    Le mécanisme enthymémique interlocutif déclenché par le schéma véhiculé par le proverbe (X) est fondamental dans la mesure où il permet, comme nous allons tenter de le démontrer, de définir le rôle de la séquence proverbiale au sein d’une argumentation.

    Notre catégorisation s’appuiera sur la présence ou l’absence déterminante, au sein du schéma argumentatif véhiculé par X, de verbes formulant un acte directif ainsi que sur la notion de préférabilité,13 Un proverbe X, porteur d’un schéma argumentatif exprimant un rapport de cause à effet ou de concession , se situe au sein d’un processus argumentatif faisant intervenir, en règle générale, trois autres préconstruits culturels (Grize, 1996)  : PC1, PC2 et PC3.

    X et les trois PC sont porteurs de schémas enthymémiques interlocutifs qui s’enchaînent chronologiquement, via un procédé de concaténation, en soulignant qu’une action particulière a une conséquence particulière qui peut être agréable ou négative, donc désirable ou indésirable, et nécessite donc une action menant à sa réalisation ou à sa non-réalisation.14 Si nous reprenons l’exemple du proverbe « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse », porteur d’un schéma du genre si la cruche va souvent à l’eau, alors elle finit par se briser (si P, alors Q), que l’on pourrait traduire, en termes moins elliptiques, par si on insiste trop, ça finit mal, il est possible de construire l’enchaînement suivant : 15 Un problème se pose concernant la conclusion de l’argumentation. La succession de mécanismes syllogistiques interlocutifs présentée ci-dessus ne donne lieu, en ?3, qu’à un acte directif indirect. L’injonction, autre type de conclusion factuelle possible, en est, quant à elle, absente.

    ?3 légitime « n’insiste pas », dans la mesure où elle permet de l’inférer, mais s’en distingue cependant en ne constituant pas un acte directif direct.16 Enoncer un acte directif indirect reviendrait à énoncer un acte illocutionnaire primaire par l’intermédiaire d’un acte illocutionnaire secondaire en désirant que notre intention illocutionnaire (réaliser l’acte primaire) soit reconnue comme telle par notre auditeur.

    Dans le cas présent, le locuteur réalise une demande d’action par l’intermédiaire d’une phrase exprimant la nécessité de faire quelque chose. Le DEVOIR FAIRE implique un FAIS. Il y aurait donc deux types de conclusions argumentatives factuelles :

    la conclusion factuelle indirecte (C indirecte ), qui correspondrait à la conclusion enthymémique du dernier PC impliqué dans le mécanisme mis en place. Elle se traduirait par une modalité exprimant le DEVOIR ; la conclusion factuelle directe (C directe ), qui serait obligatoirement précédée, au sein du mécanisme cognitif mis en place, par la conclusion factuelle indirecte. Elle composerait l’expression directe de la demande d’action via une injonction.

    Le passage de l’expression des raisons de faire une chose (ici nécessité, devoir) à la demande d’action consisterait en un décodage de l’acte illocutionnaire primaire.  17 Par ailleurs, lorsque le schéma argumentatif véhiculé par X n’exprime pas de demande d’action, il semble se situer en amont du raisonnement.

    Le proverbe justifie le lien entre ? et ? qui déclenche la concaténation de PC1, PC2 et PC3 mais n’autorise pas directement le passage de A à C.18 L’enchaînement des divers mécanismes interlocutifs nous permet de déterminer les différents arguments susceptibles de fonctionner avec le proverbe envisagé.

    Il semble qu’il soit possible de rencontrer A sous la forme de ? ? ?, ?, ? ou ?3. L’énoncé proverbial assure la transition entre deux explicites. Il est possible de résumer la situation comme suit (les enchaînements implicites apparaissent entre parenthèses) : Le proverbe justifie cette fois le lien entre ? explicite et ? implicite Nous pouvons schématiser la situation comme suit : La séquence proverbiale légitime le passage de ? implicite à ? explicite et déclenche le processus suivant : L’argument utilisé ici (« Tu ne veux pas que ça finisse mal ») ne correspond ni à la mineure ni à la conclusion du syllogisme induit par X. Il équivaut en revanche à un refus de ? via le recours à une modalité factuelle exprimant le VOULOIR. Si nous nous référons à l’ Enchaînement enthymémique 1 présentant dans le détail le fonctionnement de ce même proverbe et des deux PC au sein de l’argumentation, nous observons que « Tu ne veux pas que ça finisse mal » correspond à ?2 (ou à ?3).19 Nous pouvons illustrer la situation comme suit : 20 De la même façon que A peut être un refus de ? lorsque ce dernier représente des conséquences négatives, nous pouvons supposer que A pourrait correspondre au désir de ? quand, au contraire, il expose des conséquences positives. Citons, par exemple : Dans un cas comme dans l’autre, X autorise toujours le passage de ? à ?, tous deux implicites. En conséquence, au sein d’une argumentation, le proverbe porteur d’un schéma n’exprimant pas d’acte directif permet toujours la transition de ? à ?, qui peuvent, ensemble ou séparément, tenir lieu d’argument.

    • X peut donc justifier le lien entre des éléments explicités (A = ? ? ?), entre un élément explicite et un second implicite (A = ? ou ?) ou entre deux implicites (A = ?2).
    • Notons que l’argument peut être totalement absent du processus argumentatif rencontré (« Arrête d’insister.
    • Car tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse »), auquel cas il peut être inféré à partir de l’enchaînement enthymémique ayant pour origine le schéma porté par l’énoncé proverbial : il pourrait alors être identifié à ? ? ?, ?, ? ou, enfin, ?2.

    Il en va de même pour C qui correspondra à ?3 ou à l’acte primaire exprimé par cette dernière. Si la conclusion rencontrée, ou choisie, est indirecte (?3), le passage postérieur vers l’injonction est nécessairement inféré. Le proverbe, en tant que principe général explicite, est donc bien à l’origine du mécanisme cognitif menant au choix d’un argument et d’une conclusion.

    Qu’en est-il des proverbes dont le schéma argumentatif est porteur d’une demande d’action ? 21 Il s’agit d’énoncés proverbiaux dont le schéma argumentatif renferme une injonction ou une modalité factuelle formulant un DEVOIR. Une première catégorisation peut être effectuée en tenant compte de la présence ou de l’absence d’une notion de volonté dans la première partie (P) du schéma argumentatif porté par le proverbe 22 Voici un proverbe illustrant ce cas de figure : « Qui veut aller loin ménage sa monture ».

    Cet énoncé est porteur du schéma si on veut aller loin, on doit ménager sa monture (si P, alors Q), soit, en d’autres termes, si on veut réussir, il faut ménager ses forces, Il constitue la majeure du mécanisme enthymémique interlocutif lui étant rattaché : Majeure : si on veut réussir, il faut ménager ses forces (X) Mineure : tu veux réussir (?) Conclusion : donc ménage tes forces (?) A partir de ce syllogisme, on peut reconstituer, comme précédemment, une concaténation de processus appartenant à la logique naturelle. 23 Le proverbe autorise toujours le lien entre ? et ?. La particularité de ce type de processus est que ? équivaut à ?3, c’est-à-dire au refus ou au désir de ?1, selon le cas.24 Une lecture attentive de ce schéma nous indique que, en l’absence de A explicite, seuls (?1 ? ?1) et ?3 seraient aptes à fonctionner en tant qu’argument avec le proverbe en question. 25 Le proverbe autorise le passage de ? implicite à ? explicite. D’où : Si nous nous référons à l’enthymème interlocutif précité déclenché par le proverbe utilisé, nous observons que A correspond à ? et ? à C indirecte, Il apparaît nettement que X justifie directement le passage de A à C indirecte, Le mouvement vers C directe est toujours le fruit du décodage de l’acte primaire exprimé par C indirecte, 27 Un cas de figure, en marge de tout ce que nous venons d’observer, vient s’ajouter aux deux configurations précédentes.28 Passer de ? à ? est alors le fruit de la concaténation de quatre PC dont aucun ne coïncide avec le proverbe, puisque celui-ci est justement formé de la succession de ces quatre préconstruits.29 Un tel cas de figure se produit lorsque le schéma argumentatif porté par le proverbe a une forme du type « si, il faut » sans que n’apparaissent après la conjonction de subordination une idée de volonté, comme c’était le cas plus haut.

    Citons, par exemple : « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Cet énoncé proverbial contient le schéma si on n’a pas tué l’ours, alors il ne faut pas vendre sa peau, c’est-à-dire si on ne possède pas quelque chose, alors il ne faut pas dire qu’on le possède, À partir de là, nous pouvons composer : Majeure : si on ne possède pas quelque chose, il ne faut pas dire qu’on le possède (X) Mineure : tu ne possèdes pas quelque chose (?) Conclusion : donc ne dis pas que tu le possèdes (?) Le mécanisme enthymémique interlocutif déclenché par X permet de connaître ce que pourrait être C indirecte (?) ; en effet, les deux exemples antérieurs ont montré que lorsque X véhicule une demande d’action, la conclusion de l’enthymème qu’il permet de mettre en place est la conclusion indirecte du processus argumentatif avec lequel il fonctionne.

    C indirecte correspondra donc ici à ?.30 Afin de savoir quelles formes pourrait recouvrir A, observons la concaténation de PC – majeures d’enthymèmes interlocutifs –, caractéristique des argumentations où est employé un proverbe, qu’il est possible de construire dans le cas présent : 31 Comme nous le voyons, X n’apparaît pas sous sa forme intégrale en tant que majeure. La première partie du schéma argumentatif porté par le proverbe (P) équivaut à la première partie de PC1, la seconde partie (Q) à la seconde de PC4 : ? est la mineure du syllogisme dont la majeure est PC1, ? la conclusion de celui déclenché par PC4.

    Le passage de ? à ? est, en conséquence, exceptionnellement indirect : il s’effectue via l’enchaînement PC1 ? PC2 ? PC3 ? PC4 ; ? et ? se situent ainsi chacun à une extrémité du raisonnement. Par ailleurs, contrairement aux enchaînements précédents, la partie conclusive de PC1 ( dire qu’on la possède est présomptueux ) n’est pas indirectement donnée par le proverbe mais, comme celle de PC2 ( cela est négatif / profitable, selon le cas) et celle de PC3 ( on le désire / on ne le désire pas, selon le cas), doit être déduite suivant un mécanisme inférentiel.32 Pour la première fois, l’argument serait donc à chercher au sein même de l’application de X dans le domaine du particulier, entre ? et ?.33 Dans un cas de figure tel que celui-ci, le proverbe permet toujours la transition de A à C indirecte dans la mesure où ? et ? encadrent le raisonnement.

    Plus précisément, X justifie directement le passage de A à C indirecte si A coïncide avec ?1. Si A = ?1, c’est l’enchaînement PC2 ? PC3 ? PC4 qui autorise A ? C indirecte ; enfin, si A = ?3, la relation entre A et C indirecte est légitimée par PC4. Dans ces deux derniers cas, étant donné que la concaténation de préconstruits se situe à l’intérieur de X, nous pouvons affirmer que le lien entre argument et conclusion indirecte peut malgré tout, d’un point de vue général, être établi grâce à X. 34 En nous appuyant sur cette succession de mécanismes enthymémiques, nous pouvons élaborer les processus argumentatifs possibles avec explicitation d’un A : 35 Si nous pensions que X permettait le passage de A à C, nous sommes à présent en position d’affirmer qu’il s’agit en réalité d’un cas de figure peu fréquent et que la relation existant entre A et C s’avère généralement beaucoup plus complexe et nécessite de plus nombreux intermédiaires qu’un seul proverbe. Par ailleurs X est uniquement susceptible d’autoriser le rapport entre A et une conclusion argumentative indirecte, la transition vers C directe étant toujours le résultat d’un décodage de l’acte primaire exprimé par C indirecte, Il reste un type d’occurrences auquel nous n’avons pas encore fait référence et qui pose nombre de difficultés quant à la détermination du rôle joué par X dans la transition de A à C : il s’agit des énoncés proverbiaux véhiculant des schémas de préférabilité.36 L’impossibilité pour ce type de proverbe de constituer la majeure d’un syllogisme pourrait présenter une difficulté pour la suite de notre démonstration. Il n’illustre pas une relation générale de cause à effet susceptible d’être appliquée au particulier mais confronte deux réalités, P et Q, en soulignant simplement que l’une est préférable à l’autre. Nous pouvons supposer que ce jugement a pour origine la comparaison des conséquences liées au fait de posséder, ou d’être, P ou Q.37 Prenons le proverbe « il vaut mieux être seul que mal accompagné ». Il contient un schéma de préférabilité mettant en balance la solitude et la mauvaise compagnie et soulignant la supériorité de la première sur la seconde. Une possible source de cette préférence pourrait être qu’être mal accompagné conduit l’homme à ne pas passer de bons moments et donc, corrélativement, que ne pas l’être (en étant seul) le protège de tels inconvénients. Ces deux préconstruits (PC1′ et PC1) pourraient constituer le fondement du proverbe. Quoi de plus normal : quand un phénomène (passer de bons moments) est préférable à un autre (ne pas passer de bons moments), sa cause (la solitude) est logiquement préférable à la cause du second (la mauvaise compagnie).38 X véhicule une parole générale (solitude > mauvaise compagnie) qui a comme conséquence dans le domaine du particulier : passer de bons moments > ne pas passer de bons moments. Le proverbe autoriserait donc le passage d’une comparaison du général (G) à son application dans le particulier (P) qui interromprait la concaténation formée par la succession PC1, PC2 et PC3 : 39 Cet enchaînement nous permet d’établir quel pourrait être A : 40 X permet le passage du couple ?1 ? ?1 implicite et ?1′ ? ?1′ explicite à ?, conséquence particulière du préconstruit porté par le proverbe : 41 Inversement, ?1 ? ?1 peut être explicite et tenir lieu de A alors que ?1′ ? ?1′ est implicite, ainsi que l’illustre : Dans un cas de figure comme celui-ci, le proverbe implique un raisonnement qui précède l’argument. Il se situe au sein d’un mécanisme cognitif qui conduit, par inférence, à A. Le choix initial, en amont du processus, entre ?1 ? ?1 et ?1′ ? ?1′ est cette fois totalement implicite. 42 L’analyse de ces argumentations fonctionnant avec une séquence proverbiale porteuse d’un schéma exprimant la préférabilité nous donne l’opportunité de souligner l’importance, jusque-là non justifiée, du second préconstruit culturel. Ce PC2 – ou PC3 selon que X se situe en amont ou en aval du développement cognitif – consistait, dans les enchaînements enthymémiques précédents, à déterminer si une action, un fait ou un état était profitable ou négatif pour l’interlocuteur.

    Autrement dit, il permettait d’évaluer cette action, ce fait ou cet état. On pourrait néanmoins objecter qu’il n’était pas indispensable au déroulement cognitif du mécanisme argumentatif dans la mesure où la mineure et la conclusion du syllogisme déclenchées par ce PC n’étaient jamais identifiés à ?, ?, A ou C contrairement aux mineures et conclusions occasionnées par les autres PC.

    L’étude de et révèle néanmoins toute son importance puisqu’il s’agit de la place même occupée par X afin d’évaluer qui de PC1 ou PC1′ fera pencher la balance du côté positif.43 En conclusion, la fonction du proverbe au sein d’une argumentation ainsi que le choix de A et C composant cette dernière dépendent essentiellement du schéma argumentatif véhiculé par l’énoncé proverbial.

    See also:  Comment Gagner De L'Argent Sans Rien Faire

    La présence/absence d’une demande d’action en Q, d’une modalité factuelle exprimant le VOULOIR en P ou d’une notion de préférabilité s’avère en effet, nous l’avons vérifié, essentielle. Nous avons, qui plus est, eu l’occasion d’observer que le passage d’un argument à une conclusion pouvait se découper en quatre temps correspondant à la concaténation de quatre mécanismes enthymémiques interlocutifs déclenchés, terminés ou encadrés par le proverbe.

    Selon le cas, A et C peuvent coïncider avec l’une ou l’autre des mineures et/ou conclusions appartenant aux différents enthymèmes mis en place à partir de la séquence proverbiale. Si, à première vue, X semble permettre le passage de A à C, nous sommes à présent en position d’affirmer qu’il s’agit en réalité d’un cas de figure peu fréquent et possible uniquement lorsque C est indirecte.

    Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Limoges. Equipe de recherche : CeReS (Centre de Recherche en Sémiotique) De prochains travaux, s’appuyant sur la présente recherche dont ils constitueront une mise en application, viseront l’étude en contextes non forgés du fonctionnement des énoncés proverbiaux. Par processus, nous entendons désigner le mécanisme logique naturel mis en place. « Le but illocutionnaire des directifs, c’est que le locuteur cherche à faire faire quelque chose par l’interlocuteur ; la direction de l’ajustement va du monde aux mots ; l’attitude correspondant à la condition de sincérité est le désir ; le contenu propositionnel est que l’interlocuteur doit faire quelque chose ; » Notons que certains, comme M. Wilmet, considèrent l’impératif comme une modalité injonctive. Nous avons choisi ici une approche différente : une demande d’action est dite modalisée lorsqu’elle dépend d’auxiliaires modaux. Par scénario ou script, nous nous référons à un schéma d’action standardisé. L’insistance a trait ici à la réalisation de mauvais actes : « si on insiste trop » pourrait se traduire par « si on s’entête à mal agir ». Le contexte d’énonciation s’avère essentiel. Nous reviendrons sur cet enchaînement de manière détaillée ultérieurement. La confusion et les imprécisions relatives à la détermination du champ d’application du proverbe nous ont conduite à créer notre propre définition de cet objet linguistique. Nous étudierons l’ensemble des possibilités postérieurement. Notons, à ce propos, qu’il est fréquent que coexistent un proverbe et son contraire. Les rapports de concession (indiquant le passage d’une cause à un effet contraire à celui qui est attendu) permettant de développer des schémas syllogistiques, l’étude que nous allons mener du rôle de X au sein d’une argumentation fonctionne donc parfaitement dans le cadre des proverbes véhiculant des schémas du type (bien que P, Q). Il s’agit, selon Grize, de « tout un ensemble d’us et de coutumes qui sont inscrits dans la culture à laquelle on appartient » ( Grize Jean-Blaise, Logique naturelle et communications, Paris, 1996, PUF, Psychologie sociale). La conclusion factuelle indirecte aurait un rôle simplement préventif si elle ne permettait pas d’inférer de conclusion factuelle directe. Dans le cas d’une simple prévention, la concaténation de processus enthymémiques aurait lieu mais le décodage de l’acte primaire ne serait pas opéré. La nécessité d’un FAIRE serait évoquée sans impliquer un FAIS.

    Anscombre J.-C., 1995, Théorie des topoï, Paris, Kimé, Argumentation, Sciences du langage. Anscombre J.-C., 2000, « La parole proverbiale », Langages, n° 139, Paris, Larousse. Breton P., 2003, L’argumentation dans la communication, Paris, Repères. Aristote, 1870, Œuvres complètes, traduction de Barthélémy Saint-Hilaire, Paris. Fournet S., 1999, Proverbes et locutions espagnols, Travail de Recherche en Linguistique en vue de l’obtention de la Maîtrise d’Espagnol, sous la direction du Professeur Dolores Ligatto. En ligne Grize J.-B., 1982, De la logique à l’argumentation, Genève, Librairie Droz. En ligne Grize J.-B., 1996, Logique naturelle et communications, Paris, PUF, Psychologie sociale. En ligne Kleiber G., 2000, « Sur le sens des proverbes », Langages, 139, Paris, Larousse. Méjias J., 1999, Les principes de l’argumentation, Paris, Université d’automne sur l’ECJS : http:// www. ac-grenoble. fr/ ecjs1/ argumentation. htm Moeschler J. et Reboul A., 1994, Dictionnaire encyclopédique de pragmatique, Paris, Seuil. Perelman Ch., 1988, L’empire rhétorique, Paris, Librairie philosophique J. Vrin. Raccah P.-Y., 2002, Méthodologie de la recherche en sémantique, Recueil de textes, Limoges, CeReS – CNRS. En ligne Schapira C., 2000, « Proverbe, proverbialisation et déproverbialisation », Langages, 139, Paris, Larousse. Sperber, D. & Wilson, 1989, La pertinence. Communication et cognition, Paris, Minuit. Tutescu Mariana, 2002, L’argumentation, Université de Bucarest : http:// www. unibuc. ro/ eBooks/ lls/ MarianaTutescu-Argumentation/ 4. htm

    See also:  Comment Barrer Une Carte Grise

    Quel est le proverbe qui dit que l’on peut toujours trouver quelque chose de positif dans un événement fâcheux ?

    Signification du proverbe A quelque chose malheur est bon – Ce proverbe signifie que le malheur est bien dans certaines situations. Ceux que le malheur n’abat point, il les instruit. Les vnements pnibles peuvent avoir un aspect positif, notamment en donnant de l’exprience Quelquefois une infortune nous procure des avantages que nous naurions pas eus sans elle.

    Quelle est la citation la plus célèbre de Socrate ?

    ‘Connais-toi toi-même.’ ‘Je ne suis ni Athénien, ni Grec, mais un citoyen du monde.’

    Quelles sont les 25 citations de Socrate ?

    Voici les 25 citations de Socrate qui vous feront remettre en question la vie: 1) « La vraie sagesse est de savoir que vous ne savez rien. » 2) « Un vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue. » 3) « Le seul bien est la connaissance, le seul mal est l’ignorance.

    1. » 4) « Je ne peux apporter de connaissance à un homme, mais je peux le faire réfléchir.
    2. » 5) « Soyez ouvert, amical et positif avec toutes les personnes que vous rencontrez; tout le monde mène un combat long et difficile.
    3. » 6) « Les grands esprits discutent des idées; les esprits moyens discutent des événements; les petits esprits discutent des gens.

    » 7) « Dans tous les cas, mariez-vous : si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux. Si vous tombez sur une mauvaise, vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l’homme. » 8) « Celui qui ne se contente pas de ce qu’il a ne contenterait pas non plus de ce qu’il veut avoir.

    • » 9) « Si vous ne recevez pas ce que vous voulez, vous souffrez; si vous obtenez ce que vous ne voulez pas, vous souffrez; même lorsque vous obtenez exactement ce que vous voulez, vous souffrez encore parce que vous ne pouvez pas le garder avec vous pour toujours.
    • Votre esprit est une situation difficile.

    Il veut être libre du changement. Sans douleur, sans les obligations de la vie et la mort. Mais le changement est la loi et aucun montant de prétendant va modifier cette réalité. » 10) « Vous pouvez cacher aux autres une action répréhensible, mais jamais à vous-même.

    » 11) « Le doute est le commencement de la sagesse. » 12) « Pour vous retrouver, assumez le risque de penser par soi-même. » 13) « L’éducation est l’allumage d’une flamme, et non pas le remplissage d’un navire. » 14) « Connais-toi toi-même » 15) « Que celui qui veut faire bouger le monde se déplace d’abord lui-même.

    » 16) « Le secret du bonheur, voyez-vous, n’est pas trouvé dans la recherche du plus, mais en développant la capacité de jouir de moins. » 17) « Le secret du changement, c’est de concentrer toute votre énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l’avenir.

    » 18) « Je ne suis ni Athénien, ni Grec, mais un citoyen du monde. » 19) « Un trésor de belles maximes est préférable à un amas de richesses. » 20) « Comprendre une question est une demi-réponse. » 21) « La vraie sagesse vient à chacun de nous quand nous nous rendons compte combien peu nous comprenons la vie, nous-mêmes, et le monde qui nous entoure.

    » 22) « Plus riche est celui qui se contente de peu car la richesse est dans la nature. » 23) « Être c’est faire » 24) « L’esprit est la source de tout pouvoir; vous devenez ce que vous pensez. » 25) « Ceux qui désirent le moins de choses sont les plus près des dieux.

    Quelle citation a rendu célèbre Simone de Beauvoir ?

    Dix citations de Simone de Beauvoir à ne jamais oublier Par ses mots et son franc-parler, a su faire avancer la condition des femmes. Cette athée convaincue, née le 9 janvier 1908 à Paris et décédée le 14 avril 1986, a réussi à se détacher de l’éducation stricte, traditionnelle et catholique reçue durant son enfance.

    Pour preuve, celle à qui son père répétait sans cesse qu’elle avait un « cerveau d’homme » est l’autrice d’un des ouvrages socles des premiers mouvements féministes,, publié en 1949.Un essai dans lequel la femme de lettres prône l’émancipation de la femme et prouve avec beaucoup de méthode à quel point la gent féminine se trouve être l’aliénée de l’homme.Du travail de toute une vie ont perduré de nombreuses idées essentielles, ainsi que des citations devenues cultes, reflet du combat pour les droits des femmes, que nous ne devrions jamais oublier.

    « On ne naît pas femme : on le devient. » « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère. » « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » « Je suis un intellectuel. Ça m’agace qu’on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l’air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles. » « L’amour maternel n’a rien de naturel. » « La femme est vouée à l’immoralité parce que la morale consiste pour elle à incarner une inhumaine entité : la femme forte, la mère admirable, l’honnête femme, etc. » Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité. « Une femme qui n’a pas peur des hommes leur fait peur, me disait un jeune homme. » « La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux. » « La femme est tout ce que l’homme appelle et tout ce qu’il n’atteint pas. » « Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité. »

    : Dix citations de Simone de Beauvoir à ne jamais oublier

    Comment se nomme le texte de Nicolas Boileau qui illustre bien les valeurs classiques ?

    Œuvres –

    • Les Satires (1666-1716). Réédition : 2002.
    • Épîtres (1670-1698). Réédition : 1937.
    • Arrêt burlesque (1671) (en collaboration)
    • Poésies diverses avec Amitié Fidéle (1654)
    • Le Lutrin (Poème héroï-comique) (1674-1683)
    • L’Art poétique (1674)
    • Pseudo-Longin, Traité du sublime, trad. par Nicolas Boileau, Paris, 1674 ( lire en ligne ; transcr.) : avec introduction et notes par Francis Goyet, Paris, 1995 ( ISBN 2-253-90713-8 ),
    • Dialogue sur les héros de roman (1688). (Une analyse de cet ouvrage se trouve dans l’article Réflexions sur le roman au XVIII e siècle,)
    • Réflexions critiques sur Longin (1694-1710)
    • Lettres à Charles Perrault (1700)
    • Œuvres de Boileau (1740), édition Pierre et Berthe Bricage 1961, 5 tomes, illustrations par Rémy Lejeune (Ladoré)
    • Correspondance avec Brossette (1858)

    Qui a écrit aimez donc la raison que toujours vos ?

    Cette phrase de Nicolas Boileau-Despréaux contient 18 mots. Il s’agit d’une citation courte.

    Qu’est-ce que Boileau formule dans l’art poétique ?

    Dans l’Art poétique, Boileau définit la théorie du Classicisme. Il s’inspire largement d’Aristote et du poète latin Horace. Pour Boileau, l’art littéraire se doit d’imiter la nature, de manière à atteindre un idéal de vérité. C’est ce qui va permettre de plaire au public.

    Quel âge a le Dr Boileau ?

    Aujourd’hui âgé de 73 ans, le Dr Boileau en paraît facilement quinze de moins. À le regarder, il est difficile de croire que ce vétéran a été sur toutes les scènes et de tous les combats de la vie médicale au Québec.

    Quel âge a Luc Boileau ?

    Luc Boileau, né en 1960 à Montréal, est un médecin et administrateur québécois. Spécialiste en santé publique, il est nommé par intérim le 10 janvier 2022 au poste de directeur national de santé publique à la suite de la démission de Horacio Arruda.

    Quel est le proverbe Rien ne sert de courir ?

    Que signifie le proverbe français « rien ne sert de courir il faut partir à point » ? – ‍ « Tu aurais dû commencer à te préparer à cet examen il y a bien longtemps. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Le proverbe français « rien ne sert de courir il faut partir à point » signifie qu’il faut faire les choses au bon moment, et qu’on ne rattrape pas le temps perdu.

    1. En effet, mieux vaut un effort soutenu et régulier qu’une action brillante mais désordonnée et au dernier moment.
    2. Ou encore, formulé différemment, il faut se préoccuper des choses en temps voulu, et poursuivre son but sans se laisser distraire.
    3. Un autre proverbe français proche, d’usage cependant vieilli, annonce que « tout vient à point qui sait attendre ».

    Autrement dit, on obtient tout avec du temps et de la patience, on vient à bout de n’importe quoi. On trouve parfois la variante « tout arrive à point à qui sait attendre ». Vous voulez découvrir plus d’expressions de la langue française ? Découvrez notre newsletter, LE rendez-vous hebdomadaire avec des anecdotes littéraires et des entraînements pour écrire sans fautes !

    • L’origine

    Quel auteur britannique a écrit la phrase emblématique être ou ne pas être telle est la question ?

    « Être ou ne pas être » : analyse de la célèbre citation de Hamlet – To be or not to be, that is the question. Être ou ne pas être, telle est la question. Image 4 : Hamlet interprété par l’acteur Edwin Booth (1870) Depuis la publication de Hamlet en 1603, cette citation est devenue l’une des plus célèbres de la littérature anglaise, Elle est prononcée par le personnage principal au début de l’acte III.

    Dans ce monologue, Hamlet se demande s’il est préférable de continuer à vivre dans la souffrance ou de mettre fin à ses jours. À travers ces mots, le jeune homme pose une question fondamentale sur l’existence humaine. Il exprime ainsi la profondeur de l’angoisse existentielle et de la lutte intérieure qui l’habitent.

    Cette citation peut également être interprétée comme une question primordiale sur la recherche identitaire et le sens de la vie. Hamlet se demande qui il est vraiment et ce qu’il doit faire de sa vie. Il est confronté à des dilemmes moraux qui remettent en question son identité et ses valeurs.

    Comment se nomme le texte de Nicolas Boileau qui illustre bien les valeurs classiques ?

    Œuvres –

    • Les Satires (1666-1716). Réédition : 2002.
    • Épîtres (1670-1698). Réédition : 1937.
    • Arrêt burlesque (1671) (en collaboration)
    • Poésies diverses avec Amitié Fidéle (1654)
    • Le Lutrin (Poème héroï-comique) (1674-1683)
    • L’Art poétique (1674)
    • Pseudo-Longin, Traité du sublime, trad. par Nicolas Boileau, Paris, 1674 ( lire en ligne ; transcr.) : avec introduction et notes par Francis Goyet, Paris, 1995 ( ISBN 2-253-90713-8 ),
    • Dialogue sur les héros de roman (1688). (Une analyse de cet ouvrage se trouve dans l’article Réflexions sur le roman au XVIII e siècle,)
    • Réflexions critiques sur Longin (1694-1710)
    • Lettres à Charles Perrault (1700)
    • Œuvres de Boileau (1740), édition Pierre et Berthe Bricage 1961, 5 tomes, illustrations par Rémy Lejeune (Ladoré)
    • Correspondance avec Brossette (1858)

    Qui est Monsieur Boileau ?

    Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, ou encore le « législateur du Parnasse » est un poète, écrivain et critique français. Les premiers écrits importants de Boileau sont les Satires (composées à partir de 1657 et publiées à partir de 1666), inspirées des Satires d’Horace et de Juvénal.