Lycée Marc Bloch de Sérignan

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Combien DTats Aux éTats-Unis?

Combien DTats Aux éTats-Unis
Carte des États-Unis contigus avec les États d’ Alaska et d’ Hawaï en bas à gauche. Les États des États-Unis sont les subdivisions politiques et historiques les plus importantes des États-Unis d’Amérique, Ce pays est une république fédérale composée de cinquante États fédérés auxquels s’ajoutent le district de Columbia — comprenant la capitale Washington — et plusieurs territoires,

La souveraineté est exercée à la fois par le gouvernement fédéral et par chacun des cinquante gouvernements d’État. Un Américain est à la fois citoyen des États-Unis et citoyen de l’État où il est domicilié, La citoyenneté d’État est une chose assez flexible et aucune procédure légale n’est nécessaire, sauf rares exceptions, pour changer son domicile d’un État à un autre.

Les Américains ont conscience d’appartenir à une même nation, malgré la diversité des régions. La Constitution des États-Unis attribue les pouvoirs respectifs des deux niveaux de gouvernement en utilisant des termes généraux. L’idée générale est qu’en ratifiant la Constitution (ou en adhérant à l’Union), chacun des États accepte :

  1. de transférer certains attributs de la souveraineté au gouvernement fédéral (principalement les politiques d’immigration, de défense et monétaire) ;
  2. de partager certains pouvoirs avec le gouvernement fédéral (entre autres le droit de créer et de maintenir une milice, appelée depuis le XX e siècle « Forces de défense d’État », en anglais : « State defense forces ») ;
  3. et de garder certains pouvoirs au niveau local (notamment légiférer sur l’exercice du droit ou de la médecine).

Selon le dixième amendement, tous les pouvoirs non spécifiquement transférés à l’échelon fédéral restent aux mains des États ou à celles du peuple. Historiquement, les pouvoirs relatifs à la santé, l’éducation, les transports, l’urbanisme et la gestion des infrastructures relèvent généralement des États, même si tous ont une part importante de financement et de réglementation fédérale.

Les pouvoirs transférés, partagés ou maintenus localement sont les mêmes pour tous les États membres de l’Union. Au cours de l’histoire des États-Unis, le pouvoir fédéral a eu tendance à se renforcer au détriment des États et la question du droit des États demeure en débat aux États-Unis. Les États fédérés américains disposent de leurs propres ressources fiscales ainsi que de pouvoirs législatifs et exécutifs étendus.

Les lois en vigueur sont par conséquent très variables d’un État à l’autre. De grandes différences de taille et de poids démographique rendent souvent difficile la comparaison entre les États : la Californie est soixante-dix fois plus peuplée que le Wyoming, l’ Alaska est cinq cent cinquante fois plus grand que Rhode Island,

Les États sont représentés de manière égale au Sénat des États-Unis, chacun élisant deux sénateurs quel que soit son poids démographique. Ainsi les quatre États les plus faiblement peuplés que sont le Wyoming, le Vermont, le Dakota du Nord et l’ Alaska (moins de 800 000 habitants chacun) y ont le même poids que les quatre plus peuplés, la Californie, le Texas, l’ État de New York et la Floride (respectivement 40, 28, 21 et 20 millions d’habitants).

Par contre, à la Chambre des représentants des États-Unis, le nombre de représentants est proportionnel à la population de l’État (avec un minimum d’un représentant par État). Quatre États portent le nom officiel de « Commonwealth » : le Kentucky, le Massachusetts, la Pennsylvanie et la Virginie,

Pourquoi 51 étoiles sur le drapeau américain ?

Origine et signification – Les 50 étoiles représentent collectivement les États membres de l’Union et les treize bandes représentent collectivement les Treize colonies britanniques sécessionnistes à l’origine de la création de l’État américain. Il y a donc autant d’étoiles que d’États fédérés et le nombre d’étoiles a évolué avec le temps.

Quel est le 51e État ?

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Drapeaux américains imaginaires possédant 51 étoiles, conçus dans l’éventualité où un 51 e État rejoindrait les États-Unis. Ces drapeaux ont parfois été montrés comme un symbole de soutien d’adhésion dans plusieurs zones géographiques. L’expression 51 e État (en anglais : 51st state ) désigne, dans le discours politique des États-Unis, les territoires américains qui sont considérés comme étant candidats à une adhésion à l’Union regroupant les actuels 50 États des États-Unis,

  • On peut ainsi citer Porto Rico, mais également des projets d’État regroupant des territoires d’États existants comme l’ État de Jefferson, la Texas Panhandle ou l’ Eastern Washington,
  • Avant que l’ Alaska et Hawaï ne deviennent des États américains en 1959, le terme équivalent était le 49 e État,
  • Le 6 novembre 2012 (en même temps que l’ élection présidentielle américaine, à laquelle ils ne peuvent participer), les citoyens de Porto Rico ont adopté par référendum à 61 % la possibilité de devenir le 51 e État.

En novembre 2020 (encore lors de l’ élection présidentielle américaine ), cette décision est confirmée par 52 % des votants, Ces résultats sont toutefois non contraignants, une telle décision devant être approuvée par le Congrès des États-Unis, De 1989 à 1991 ainsi que depuis 2016, le Parti 51, parti politique provincial reconnu au Québec, milita et milite en vue d’un rattachement du Québec aux États-Unis.

L’expression est également utilisée pour qualifier (souvent de façon critique) un État officiellement souverain mais considéré comme particulièrement inféodé aux États-Unis dans la pratique. Le Royaume-Uni est l’un des pays les plus souvent visés, en raison de l’alignement géopolitique récurrent de Londres sur Washington depuis la fin de la Seconde guerre mondiale,

Ainsi, dans sa chanson Heartland (1986), le groupe britannique The The qualifie son pays de 51 e État des États-Unis.51st State est également le titre d’une chanson de l’album The Ghost of Cain (1986 également) du groupe punk britannique New Model Army, critiquant l’obéissance du Royaume-Uni envers les États-Unis d’Amérique à l’époque du gouvernement Thatcher,

Quel est le nombre d’États aux États-Unis ?

États-Unis d’Amérique (en) United States of America

Devise en anglais : In God We Trust (« En Dieu nous croyons »), officielle, depuis 1956 en latin : E pluribus unum (« De plusieurs, un »), traditionnelle, depuis 1776
Hymne en anglais : The Star-Spangled Banner (« La Bannière étoilée ») 1:18
Fête nationale 4 juillet
· Événement commémoré Déclaration d’indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne (1776)

table> Administration

Forme de l’État République à régime présidentiel et fédéral Président Joe Biden Vice-présidente Kamala Harris Président de la Chambre Kevin McCarthy Parlement Congrès Chambre haute Chambre basse Sénat Chambre des représentants Langues officielles Anglais (langue nationale de facto ) Capitale Washington, D.C. ( 38° 53′ N, 77° 02′ O )

table> Géographie

Plus grande ville New York Superficie totale 9 833 517 km 2 ( classé 3 e ) Superficie en eau 2,20 % Fuseau horaire UTC -5 à -10 -4 ( Porto Rico )

table> Histoire

Entités précédentes
  • Treize Colonies
  • Louisiane française
  • Floride espagnole
  • Amérique du Nord britannique
  • République du Texas
  • Amérique russe
  • République d’Hawaï
  • Deuxième République fédérale mexicaine
  • Indes occidentales danoises
Indépendance Grande-Bretagne Déclarée – Reconnue 4 juillet 1776 (247 ans) 3 septembre 1783 Nouvelle-France 1534 – 1763 Nouvelle-Espagne 1535 – 1821 Arrivée des premiers colons anglais 1607 Treize Colonies 1607 – 1776 Révolution américaine 1765 – 1783 États confédérés d’Amérique et guerre de Sécession 1861 – 1865 Assassinat d’Abraham Lincoln 14 avril 1865 Entrée en guerre contre l’ Allemagne 1917 Grande Dépression 1929 – 1939 Attaque de Pearl Harbor 7 décembre 1941 Assassinat de John F. Kennedy 22 novembre 1963 Attentats du 11 septembre 2001 11 septembre 2001

table> Démographie

Gentilé Américain(s), Américaine(s), États-unien(s), États-unienne(s) Population totale (2020 ) 331 449 281 hab. ( classé 3 e ) Densité 34 hab./km 2

table> Économie

PIB nominal ( 2022 ) 25 346,805 milliards de $ + 10,21 % ( 1 er /62 ) PIB (PPA) ( 2022 ) 25 346,805 milliards de $ + 10,21 % ( 2 e /62 ) PIB nominal par hab. ( 2022 ) 76 027,043 $ + 9,81 % ( 4 e /30) PIB (PPA) par hab. ( 2022 ) 76 027,043 $ + 9,81 % ( 5 e /30) Taux de chômage ( 2022 ) 3,5 % de la pop. active – 34,02 % Dette publique brute ( 2022 ) Nominale 31 829,155 milliards de $ + 4,35 % Relative 125,575 % du PIB – 5,31 % ( 117 e /124) Monnaie Dollar américain ( USD​ )

table> Développement

IDH ( 2021 ) 0,921 (très élevé ; 21 e ) IDHI ( 2021 ) 0,819 ( 25 e ) Coefficient de Gini ( 2020 ) 39,7 % Indice d’inégalité de genre ( 2021 ) 0,179 ( 44 e ) Indice de performance environnementale ( 2022 ) 51,1 ( 43 e )

table> Divers

Code ISO 3166-1 USA, US​ Domaine Internet ,us Indicatif téléphonique +1 Organisations internationales ONU OTAN OMC OEA BAD G7 et G20 CD

modifier Les États-Unis (prononcé : « é » dans « clé ». »>e t a z y n i ] ), en forme longue les États-Unis d’Amérique, également appelés informellement les USA ou moins exactement l’ Amérique (en anglais : United States, United States of America, US, USA, America ), sont un État transcontinental dont la majorité du territoire se situe en Amérique du Nord, Les États-Unis ont la structure politique d’une république et d’un État fédéral à régime présidentiel, composé de cinquante États, La capitale fédérale, Washington, est située dans le district de Columbia, une zone enclavée dans l’Union, mais hors des cinquante États. La monnaie est le dollar américain, Il n’y a pas de langue officielle aux États-Unis, bien que la langue nationale soit de facto l’ anglais américain,48 des 50 États sont adjacents et forment le Mainland, Celui-ci est encadré par l’ océan Atlantique à l’est, le golfe du Mexique au sud-est et l’ océan Pacifique à l’ouest, et se trouve bordé au nord par le Canada et au sud-ouest par le Mexique, Les deux États de l’Union non limitrophes sont l’ Alaska, au nord-ouest du Canada, et Hawaï, un archipel au milieu de l’océan Pacifique nord. De plus, le pays comprend quatorze territoires insulaires disséminés dans la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique. La géographie et le climat du pays sont extrêmement diversifiés, abritant une grande variété de faune et de flore, faisant des États-Unis l’un des 17 pays mégadivers de la planète, Avant d’être exploré et conquis par les Européens, le territoire du pays est d’abord occupé par les Amérindiens, qui ont migré depuis l’ Eurasie il y a environ 15 000 ans, La colonisation européenne débute au XVI e siècle. Le 14 mai 1607, la colonie anglaise de Virginie est fondée ; par la suite, douze autres colonies britanniques sont fondées le long de la côte atlantique, tandis que d’autres puissances européennes explorent le reste du territoire américain. Une série de conflits entre les Treize Colonies et la Grande-Bretagne mènent à la guerre d’indépendance en 1775. La déclaration d’indépendance est proclamée le 4 juillet 1776, dans laquelle les treize colonies se fédèrent pour former les États-Unis d’Amérique, la première nation décolonisée du monde,, reconnue par la Grande-Bretagne à la fin de la guerre en 1783. L’histoire contemporaine des États-Unis est marquée par la rivalité entre New York et Philadelphie, puis par la conquête de l’Ouest, les guerres indiennes et la guerre de Sécession, La fin de l’ esclavage des Afro-Américains en 1865 est suivie d’un siècle de ségrégation raciale, Au début du XX e siècle, le pays devient une puissance industrielle qui a les moyens d’intervenir à l’extérieur de ses frontières. Il participe ainsi à la Première Guerre mondiale puis subit la Grande Dépression au début des années 1930, Vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés, les États-Unis sont une puissance nucléaire depuis 1945. Devenus superpuissance mondiale, ils sont ensuite confrontés au système communiste de l’ URSS et de ses alliés, ce pendant une période d’une quarantaine d’années, désignée par le terme de « guerre froide ». En 2020, les États-Unis ont une population d’environ 331 millions d’habitants, les plaçant au troisième rang mondial à ce titre, après la Chine et l’ Inde, Le pays s’étend sur 9,8 millions de kilomètres carrés, ce qui en fait, selon les critères, le troisième ou quatrième pays du monde en superficie après la Russie, le Canada et la Chine, La population américaine augmente grâce à un solde naturel et à un solde migratoire positifs. Elle est marquée par une grande diversité ethnique en raison d’une immigration ancienne et diversifiée, L’ économie nationale, de type capitaliste, est la plus importante au monde, avec le PIB le plus élevé en 2022 ; elle est notamment alimentée par une productivité du travail élevée, Les secteurs qui reflètent la puissance américaine sont l’ agriculture, les industries de pointe et les services, L’économie américaine est aussi l’une des plus grandes manufacturières du monde, Le pays représente 37 % de la dépense militaire mondiale ; il est aussi une force politique et culturelle majeure ainsi qu’un leader mondial dans la recherche scientifique et l’ innovation technologique,,,,, Les États-Unis sont membres de l’ Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), de l’ Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), de l’ Organisation des États américains (OEA), de l’ ANZUS, de l’ Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), du G7, du G20, et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies,

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Pourquoi 50 étoiles et 52 États ?

À quoi renvoient les 50 étoiles blanches ? – Sur le côté supérieur gauche du drapeau confédéré américain se trouve un canton de couleur bleue comprenant 50 étoiles de couleur blanches. La hauteur de ce canton correspond à la hauteur des 7 premières bandes du drapeau.

En ce qui concerne la disposition de ces étoiles sur le canton, les 50 étoiles sont disposées sur 09 rangées horizontales de 05 ou 06 étoiles en alternance de couleur rouge et blanc. Il y a 05 rangées de 06 étoiles et 04 rangées de 05 étoiles chacune. Les 50 étoiles représentent tous les États membres de l’United State of America (USA) parmi lesquels, les treize États du Nord qui ont fait la guerre d’indépendance.

Le drapeau tricolore américain affiche trois couleurs : bleu, blanc, rouge. Les mêmes couleurs du drapeau de la France.

Quels sont les deux derniers états des États-unis ?

Le cas de la capitale – Cependant, il existe une nuance qui confirme la règle ! En effet, la capitale, Washington DC, est un district fédéral et non un État américain. Le DF n’appartient à aucun État américain et cela pour des raisons historiques : lorsque le pays a été créé, ils ne voulaient donner à aucun État un pouvoir supplémentaire aux autres donc celui de posséder la capitale.

Quels sont les 51 États des USA ?

Les cinquante États

Nom de l’État (genre) Nom anglais API Capitale
Alabama (m) Alabama /ˌæləˈbæmə/ Montgomery
Alaska (m) Alaska /əˈlæskə/ Juneau
Arizona (m) Arizona /ˌæɹɪˈzoʊnə/ Phoenix
Arkansas (m) Arkansas /ˈɑɹkənsɑ/ Little Rock

Pourquoi 52 États ?

Comment ? – Il y a 52 États américains car cela a été décidé par la Constitution des États-Unis. Le nombre était initialement inférieur, mais a augmenté au fil du temps grâce à l’ajout de territoires et à la division de certains États existants.

Quelle est la capitale de l’Amérique ?

États-Unis – Entre 1774 et 1800, le Congrès des États-Unis s’est réuni en plusieurs endroits, le plus souvent à Philadelphie, Ainsi, plusieurs villes peuvent être considérées comme ayant été la capitale des États-Unis au moins une fois :

Philadelphie (1774, 1777, 1778-1783, 1790-1800) Baltimore (1776-1777) Lancaster (1777) York (1777-1778) Princeton (1783) Annapolis (1783-1784) Trenton (1784-1785) New York (1785-1788, 1789-1790) Washington, D.C. (depuis 1800)

Quel est l’État le plus petit des USA ?

Géographie. L’État du Rhode Island est situé dans le nord-est des États-Unis, bordé au nord et à l’est par le Massachusetts, à l’ouest par le Connecticut et au sud par l’océan Atlantique.

Quel est l’État le plus beau des USA ?

La réponse sûre, c’est l’état de New York, la Californie ou la Floride. En Californie vous avez Hollywood, San Francisco, les plages, la nature, et du soleil. À New York City, vous êtes à notre centre économique et culturel. Pour quelles raisons me diriez-vous de visiter les USA?

Quel est l’ancien nom des États-Unis ?

Américain ou États-Unien ?

Un habitant de Gatineau, au Québec, nous écrit : Sachant que le gentilé des habitants du Canada, des États-Unis, du Mexique et de tous les pays de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud devrait en faire des Américains et que donc nos voisins du Sud ne devraient pas monopoliser ni abuser de cette désignation qui nous appartient aussi, n’est-il pas préférable d’utiliser le gentilé États-Uniens, États-Uniennes pour les désigner ? Pour répondre à la question, commençons par un bref rappel historique.

Le Nouveau Monde découvert dans l’hémisphère occidental par les Européens à la fin du xv e siècle fut appelé America en 1507 par un cartographe en l’honneur du navigateur italien Amerigo Vespucci. Ce nom fut assez rapidement adopté et adapté par les langues européennes.

  • Le mot dérivé Américain a d’abord désigné les indigènes du continent, puis a parfois été étendu aux colons qui s’y sont établis, sujets de souverains européens.
  • En 1776, treize colonies britanniques d’Amérique du Nord déclaraient leur indépendance sous le nom d’ United States of America (États-Unis d’Amérique), nom que ses habitants ont pris l’habitude de tronquer, soit en disant United States, soit en disant America,

Ils ont aussi pris l’habitude de s’appeler Americans, D’autres gentilés anglais moins ambigus ont été proposés au fil du temps ( United Statesian, Usian, Usonian, etc.), mais aucun ne s’est imposé. En français, une évolution semblable s’est produite et l’adjectif américain (comme le nom Américain ) peut signifier ou bien « de l’Amérique, des Amériques » ou bien « des États-Unis d’Amérique ».

  • Le mot est donc ambigu, mais en pratique le contexte suffit généralement à lever tout doute.
  • Le mot prend le plus souvent un sens restreint aux États-Unis ( l’économie américaine, la littérature américaine, etc.).
  • Cet emploi restreint du mot est tellement courant qu’on sent parfois le besoin d’utiliser le mot panaméricain plutôt qu’ américain lorsque l’on veut clairement faire référence à l’ensemble du continent.

On peut comprendre que cette « appropriation » par les habitants d’un pays d’un nom qui devrait appartenir à tous les habitants du continent puisse parfois être sentie par ceux-ci comme fâcheuse, voire carrément impérialiste. On se heurte à des problèmes similaires dans d’autres langues quand il faut parler des habitants des États-Unis.

En espagnol, langue majoritairement parlée en Amérique du Sud, on trouve les gentilés concurrents americano, norteamericano et estadounidense, C’est ce dernier, qui dérive de Estados Unidos de América et qui est donc le plus précis, qui est généralement recommandé pour désigner les habitants des États-Unis.

Remarquons que ce mot est cependant problématique au Mexique, république fédérale dont le nom espagnol officiel est Estados Unidos Mexicanos (États-Unis du Mexique). Pour revenir au français, on trouve parfois le mot États-Unien, formé à partir du nom États-Unis, auquel on a joint le suffixe -⁠ien, très utilisé pour former des gentilés.

La plus ancienne attestation connue à ce jour remonte à 1934. On la trouve dans un numéro de la revue politique québécoise l’Action nationale, sous la plume de son directeur Arthur Laurendeau : On comprend facilement que les élites états-uniennes soient de race intellectuelle moins pure que les élites européennes,

Le contexte où le mot est utilisé n’est guère flatteur pour le peuple concerné ! Même chose dans cet autre extrait de la même revue, dans un numéro datant de l’année suivante, extrait qui présente l’intérêt supplémentaire d’attribuer un père au mot : Un étudiant nous écrit : « on nous infligea un de ces quelconques refrains à boire États-uniens (ainsi qu’écrirait Paul Dumas) comme en hurlaient nos voisins du temps qu’ils ne buvaient pas,

  • » Entre 1934 et 1945, le mot états-unien, sous une forme ou sous une autre, revient dans une soixantaine d’articles de cette revue mensuelle, notamment dans ceux du fils d’Arthur Laurendeau, le journaliste bien connu André Laurendeau.
  • Dans les décennies qui suivent, on rencontre ici et là de rares attestations de ce mot, aussi bien en France qu’au Canada.

Tout en restant nettement minoritaire face à américain, il a joui d’un regain de popularité des deux côtés de l’Atlantique depuis l’an 2000, notamment dans les milieux où l’on se montre critique à l’égard des États-Unis. Plus récemment, en France, le mot montrerait des signes de plafonnement dans l’usage.

  • Du côté des dictionnaires, le parcours du mot a été fluctuant depuis son premier signalement sous la forme étatsunien dans le Grand Larousse encyclopédique de 1961, mais il est aujourd’hui mentionné dans la plupart des dictionnaires usuels, y compris celui d’Antidote.
  • On relève plusieurs variantes graphiques : États-Unien, États-unien, Étatsunien, Étasunien, Étazunien, etc.

Nous recommandons les formes États-Unien pour le nom et états-unien pour l’adjectif. Ces mots prennent régulièrement les marques du pluriel et du féminin : les États-Uniens, la culture états-unienne, Ce mot États-Unien présente l’avantage de la clarté et de la précision, ce qui en fait un synonyme tout à fait acceptable d’ Américain,

Comme il est souvent employé dans des écrits peu favorables à l’endroit des États-Unis, certains pourraient le sentir comme revêtu, par association, d’un caractère péjoratif. D’autres lui reprochent surtout sa « laideur » graphique ou phonétique, mais cette impression peut s’expliquer en partie par la rareté de ce mot qui bouscule des habitudes.

Quant à lui, le mot Américain, aussi mal choisi soit-il, a pour lui le poids de l’histoire, de la tradition, de l’usage très fortement majoritaire. Dans le cas de l’emploi adjectival, on peut parfois contourner le problème en utilisant simplement la locution des États-Unis,

Par exemple, à côté des termes dollar canadien et dollar australien, c’est le terme dollar des États-Unis, plutôt que dollar américain ou dollar états-unien, qui est recommandé par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) pour désigner la devise en usage chez l’oncle Sam, En conclusion, c’est au rédacteur que revient la décision du mot à choisir.

Ces explications devraient l’aider à faire un choix éclairé. Cet article a été concocté par les linguistes d’Antidote : Américain ou États-Unien ?

Quel est le pays qui a colonisé les États-Unis ?

Formation du territoire américain (1810-1920). En vert, les territoires américains ; en orange les États fédérés de l’Union. Lorsque les premiers colons anglais sont arrivés à Jamestown ( Virginie ) en 1607, le continent américain connaissait une faible densité de population depuis plusieurs millénaires, n’étant peuplé que par les Amérindiens,

Le territoire américain fut ensuite colonisé à partir du XVII e siècle par différentes puissances européennes ( Espagne, Royaume-Uni, France ( Nouvelle-France ). Désireux de s’affranchir de la métropole britannique et de gouverner par eux-mêmes, les colons des Treize colonies proclamèrent leur indépendance en 1776,

À la suite d’une guerre d’indépendance victorieuse, ils créèrent une nouvelle nation qu’ils baptisèrent les États-Unis d’Amérique, regroupant alors le New Hampshire, le Massachusetts, le Connecticut, Rhode Island, New York, le New Jersey, la Pennsylvanie, le Delaware, le Maryland, la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud et la Géorgie,

  • Par la suite, le territoire des États-Unis s’agrandit en incorporant de nouveaux États (ex : achat de la Louisiane, guerre américano-mexicaine, achat de l’Alaska,, etc.) et cela jusqu’au XX e siècle.
  • Bien qu’ayant traversé une guerre civile au début des années 1860, la jeune république s’est développée rapidement grâce à l’afflux d’immigrés européens au XIX e siècle.

À l’issue de la Première Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus la plus grande puissance mondiale, devançant les grands pays d’ Europe, Ils n’ont plus quitté ce rang par la suite, prenant la tête du « monde libre » après la Seconde Guerre mondiale,

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Quels sont les 13 États fondateurs des USA ?

Les 13 colonies – Virginie, Massachusetts, New Hampshire, Maryland, Connecticut, Rhode Island, Delaware, Caroline du Nord, Caroline du Sud, New Jersey, New York, Pennsylvanie, Géorgie – sont officiellement devenues les « États-Unis d’Amérique ».

Pourquoi il y a 13 lignes sur le drapeau américain ?

La signification du drapeau actuel –

Au fur et à mesure de l’entrée de nouveaux États dans l’Union, le drapeau américain a été adapté. Au total, les historiens comptabilisent 27 modifications.Le drapeau que nous connaissons aujourd’hui a été adopté le 4 juillet 1960, après l’entrée de Hawaï dans l’Union, le 21 août 1959. Les étoiles représentent donc les 50 États composant actuellement les Etats-Unis d’Amérique. Les 13 bandes rouges et blanches symbolisent toujours les 13 colonies britanniques qui ont gagné leur indépendance, les 13 premiers États américains.Une dernière chose à savoir : le drapeau américain est surnommé « Stars and Stripes », les étoiles et les bandes, que l’on appelle plus communément la « bannière étoilée » en français.

Combien DTats Aux éTats-Unis Le drapeau américain actuel.

Pourquoi 12 étoiles ?

Drapeau de l’UE | Union européenne Le drapeau européen est le symbole de l’Union européenne et, plus largement, de l’identité et de l’unité de l’Europe. Le drapeau européen est constitué d’un cercle de douze étoiles dorées sur fond bleu. Les étoiles symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples d’Europe.

  1. Le nombre d’étoiles n’est pas lié au nombre d’États membres, bien que le cercle soit symbole d’unité.
  2. L’histoire du drapeau remonte à 1955, époque à laquelle le, qui défend les droits de l’homme et promeut la culture européenne, en fait son emblème.
  3. Il encouragera par la suite les nouvelles institutions européennes à l’adopter à leur tour.

En 1983, le décide que le drapeau des Communautés sera celui du Conseil de l’Europe. En 1985, les chefs d’État et de gouvernement des États membres font du drapeau l’emblème officiel des Communautés européennes (qui deviendront l’Union européenne). En outre, toutes les institutions européennes disposent désormais de leur propre,

  • Pour célébrer le 30 e anniversaire de l’adoption du drapeau par les dirigeants de l’UE comme symbole de l’Union européenne, les 19 pays de la zone euro ont décidé d’émettre une pièce commémorative spéciale.
  • Lors d’un concours en ligne organisé en 2015 par la Commission européenne, les citoyens et les résidents de ces pays ont choisi le dessin créé par Georgios Stamatopoulos, graveur à la Banque nationale de Grèce.

Il est composé de douze étoiles qui se transforment en silhouettes humaines symbolisant la naissance d’une nouvelle Europe. Combien DTats Aux éTats-Unis : Drapeau de l’UE | Union européenne

Quels sont les deux noms du drapeau américain ?

C’est en 1950 que le drapeau actuel, où les étoiles figurent les 50 États, a été établi. Il porte le nom de Stars and Stripes (« les étoiles et les bandes »).

Quel est l’État américain le plus peuplé ?

Quel est l’état le plus peuplé des USA ? – L’État le plus peuplé aux USA est sans conteste la Californie avec pas moins de 39 millions. Le Texas vient en seconde position avec 28 millions de personnes et devance la Floride avec ses 21 millions. C’est le top trois américains en terme de population.

  • La ville de New york, mondialement connue ne vient qu’à la quatrième position avec ses 19 millions de personnes.
  • La ville connait l’une des plus fortes densité dans le monde.
  • Elle est estimée à plus de 10 000 âmes par kilomètre carré.
  • S’agissant des villes, on peut citer quelques villes qui disposent d’une importante population à l’image de la Philadelphie.

Elle abrite pas moins de 1,5 millions de personnes. La ville de Los angeles, demeure aussi une des grandes villes américaines en termes de population. Elle abrite pas moins de 4 millions de personnes. Cette agglomération du Golden state Californie, présentent en outre d’innombrables atouts qui font qu’elle attire une forme communauté d’immigration.

  • La Nouvelle-Orléans, elle aussi compte pas de 1,5 millions de personnes en comptant son aire métropolitaine.
  • C’est une belle ville de la Louisiane sur les rive du Mississipi.
  • La ville de Saint-louis abrite elle aussi une dense zone urbaine qui affiche au compteur près de 3 millions.
  • C’est la 19e villes en termes de population.

Elle se situe de l’autre côté du Mississipi. Quant aux Etats du Nord-ouest, ceux-ci rassemblent environ 50 millions de personnes. Ce qui représentent une infime partie des USA.

Quel est le plus vieil État des États-Unis ?

Tableau chronologique

Ordre État Admission puis ratification
01 Delaware 4 juillet 1776 7 décembre 1787
02 Pennsylvanie 4 juillet 1776 12 décembre 1787
03 New Jersey 4 juillet 1776 18 décembre 1787
04 Géorgie 4 juillet 1776 2 janvier 1788

Quel est le premier État américain ?

Ordre d’entrée des États américains dans l’Union

Ordre d’admission État de l’Union Date d’admission dans l’Union
1 Delaware 7 décembre 1787
2 Pennsylvanie 12 décembre 1787
3 New Jersey 18 décembre 1787
4 Géorgie 2 janvier 1788

Quels sont les 51 États des USA ?

Les cinquante États

Nom de l’État (genre) Nom anglais API Capitale
Alabama (m) Alabama /ˌæləˈbæmə/ Montgomery
Alaska (m) Alaska /əˈlæskə/ Juneau
Arizona (m) Arizona /ˌæɹɪˈzoʊnə/ Phoenix
Arkansas (m) Arkansas /ˈɑɹkənsɑ/ Little Rock

Quels sont les 13 colonies du drapeau américain ?

– Tous ces événements suscitèrent une grande colère dans les colonies de la Nouvelle-Angleterre. Douze colonies sur treize (il ne manquait que la Géorgie) se réunirent au sein du «Congrès contre la Loi sur le timbre » ( Stamp Act Congress ), tandis que Benjamin Franklin défendait la cause des colons à Londres.

Aux yeux de ces derniers, ces lois violaient le droit des sujets britanniques de ne pas être taxés sans consentement de leurs représentants en vertu du principe No taxation without representation («Pas de taxation sans représentation»), parce que les colonies n’étaient pas représentées au Parlement britannique.

C es lois diminuaient ainsi l’indépendance de leurs assemblées coloniales et constituaient la première étape d’un «complot» visant à les priver de leurs libertés. Des sociétés secrètes de patriotes (appelés les «Fils de la liberté») se constituèrent. Le mouvement de protestation colonial culmina, en octobre 1765, lors du Congrès contre la Loi sur le timbre,

Les colonies auraient volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement, ce qui a créé dans les colonies la haine de l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution.

Les colons voulaient bien être anglais, mais dans la mesure où l’Angleterre les laissait tranquilles. En fait, ils acceptaient de s’enrichir «derrière les remparts de l’Empire», sans «payer le prix de la sécurité». Avec le recul, on dirait aujourd’hui que les colons britanniques désiraient le beurre et l’argent du beurre! L’unité des américaines se réalisa dans leur opposition commune à la politique du gouvernement britannique : en septembre 1774, sur l’initiative de Benjamin Franklin, elles se réunirent à Philadelphie lors d’un premier Congrès continental (5 septembre-26 octobre 1774).

  1. Deux colonies se mirent à la tête du mouvement révolutionnaire: le Massachusetts et la Virginie.
  2. L’apport de ces deux colonies, riches et peuplées, constituera pour l’avenir un avantage décisif.
  3. Juste avant l’indépendance, la Virginie réunissait 21 % des colons américains, le Massachusetts, 11 %, tout comme la Pennsylvanie.

C’était presque la moitié de la population des colonies.2.1 La guerre de l’Indépendance (1775-1783) La guerre de l’Indépendance américaine débuta le 17 juin 1775 (lors de la bataille de Bunker Hill) entre les Britanniques et les Treize Colonies insurgées: Massachusetts, New Hampshire, Connecticut, Rhode Island, New York, New Jersey, Pennsylvanie, Delaware, Maryland, Virginie, Caroline du Sud, Caroline du Nord et Géorgie.

  • Toute la Nouvelle-Angleterre abritait une population d’environ 2,5 millions d’habitants.
  • Les Britanniques pouvaient compter sur une armée de 30 000 soldats de métier (disciplinés, expérimentés, bien armés et bien payés) et les meilleurs généraux d’Europe, sans oublier 700 navires de guerre, 2000 navires de commerce pour le transport des troupes et des munitions, ainsi que sur 150 000 marins.

Une force redoutable! Mais l’indépendance américaine n’allait être acquise qu’au prix d’une longue guerre de sept ans, entraînant l’enlisement des Britanniques. Quant aux insurgés américains, ils ne disposaient que de 18 000 à 20 000 hommes inexpérimentés — et leur nombre s’est même parfois réduit jusqu’à 3000 hommes en état de combattre —, n’avaient pas de marine de guerre et ne disposaient que de peu de généraux bien formés.

Les insurgés ne bénéficiaient par ailleurs que d’une armée de miliciens volontaires mal équipés, à moitié soldats et à moitié cultivateurs. Dans plusieurs colonies, on finira par imposer le service militaire pour tous les hommes blancs âgés entre 16 et 60 ans. Cependant, demeurèrent généralement exemptés de la conscription les membres de l’administration, les pasteurs, les étudiants et les professeurs de Yale, les Noirs, les Indiens et les Mulâtres.

C’était beaucoup de monde! Il était aussi possible d’échapper à cette obligation en payant la somme de cinq livres.

De plus, les colons de la Nouvelle-Angleterre étaient loin d’être tous solidaires et antiroyalistes. Ils se divisèrent entre ceux qui prônaient l’indépendance — les patriotes ou républicains — et ceux qui voulaient rester britanniques — les loyalistes (ou royalistes). Plusieurs termes ont servi à désigner les antagonistes dans les colonies américaines: Roundhead ou Puritans (pour leurs croyances religieuses strictes) associés aux Whigs, contre Monarchists associés aux Tories, On désigne aujourd’hui les monarchistes par Loyalists aux États-Unis, mais au Canada on a longtemps utilisé l’expression United Empire Loyalists ( loyalistes de l’Empire uni ). Comme on le sait, les «loyalistes» fidèles à la Métropole se rangèrent du côté des Britanniques avant de fuir au Canada, mais nombreux sont ceux qui restèrent neutres.

C’est à cette époque qu’apparut le mot Yankee, Selon une étymologie probable ( Oxford English Dictionary ), il s’agirait d’un sobriquet employé par les soldats britanniques pour désigner leurs adversaires. Yankee viendrait du mot néerlandais Yanke signifiant «le petit Jan».

  • Ce diminutif serait apparu parmi les troupes britanniques comme un quolibet xénophobe destiné à renvoyer les insurgés à une origine étrangère et à jeter le discrédit sur la vraie nature de leur rébellion.
  • Les habitants des colonies auraient pris ce terme péjoratif à leur compte selon un processus de bravade sémantique.

Après l’indépendance, les Anglais continueront d’utiliser le terme Yankee pour désigner les Américains. On parlait des habitants de la Nouvelle-Angleterre en disant «the New England or yankee country». Pour leur part, les Français ont eu une toute autre interprétation du mot Yankee,

Yankee.N.m. Sobriquet par lequel les Anglais désignent familièrement, et avec une espèce de dénigrement, les habitants des États-Unis de l’Amérique du Nord. C’est le mot English, anglais, défiguré par la prononciation des Peaux-Rouges.

Littré ne cite aucune source à l’appui de sa description, mais sa définition contredit certainement la tradition anglo-saxonne.

Drapeau de 1777 Le 4 juillet 1776, les colonies américaines adoptèrent en anglais la, rédigée par Thomas Jefferson, un avocat très cultivé et francophile alors âgé de 33 ans, puis, le 15 novembre 1777, les, Au moment où les Américains proclamaient leur indépendance, ils formaient une population de 2,5 millions d’habitants, dont 1 950 000 Blancs, 520 000 Noirs et environ 100 000 Indiens. Benjamin Franklin notait alors que la population doublait tous les vingt ans. C’est au cours de l’été 1782 que Franklin rédigea les grandes lignes du traité réclamant l’indépendance totale, l’accès aux zones de pêche des nouveaux territoires, l’évacuation par les forces anglaises des zones occupées et l’établissement d’une frontière occidentale sur les rives du Mississipi.
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Au même moment, Thomas Paine (1737-1809), un intellectuel pamphlétaire et révolutionnaire d’origine anglaise, publiait à Philadelphie, en janvier 1776, un pamphlet intitulé en anglais Common Sense ( Le sens commun en français), ouvrage considéré aujourd’hui comme le premier best-seller américain.

Il pensait que la Révolution américaine devait aboutir à «la naissance d’un monde nouveau»; il trouvait ridicule et contre la loi naturelle «qu’une île règne sur un continent». Pour lui, l’Amérique n’était plus «une nation britannique» : elle se composait d’influences de tous les pays d’Europe. Il en tira la conclusion que l’indépendance des colonies était devenue inévitable et nécessaire. L’ouvrage de Paine aurait inspiré des personnalités telles George Washington, Benjamin Rush et John Adams. Le pamphlet fut publié à plus de 150 000 exemplaires dans les colonies britanniques (pour une population de 1,5 million d’habitants), et il fut distribué en Europe. Aucun autre pamphlet de cette époque ne souleva autant d’enthousiasme parmi les patriotes, mais aussi une grande opposition de la part des loyalistes. Les écrits de Thomas Paine, parmi lesquels figure les Rights of Man («Droits de l’Homme» de 1791), exercèrent une grande influence sur la Révolution française. Parlant bien le français, Paine fut même élu député à l’Assemblée nationale française en 1792, mais il fut incarcéré par Robespierre en 1793, puis libéré après dix mois et réadmis comme comme député à la Convention en 1795.

À l’invitation du président, Paine quitta la France en 1802 pour les États-Unis, qualifiant alors Napoléon Bonaparte, premier consul, de «charlatan le plus parfait qui eût jamais existé». Après la en 1803, Thomas Paine recommanda aux nouveaux Américains du territoire de Louisiane l’apprentissage de la langue anglaise, mais aussi l’«adaptation» de leurs pratiques religieuses catholiques.

L’égalité des citoyens américains étant le premier fondement de la République, les habitants de la Louisiane devaient bénéficier des mêmes droits civils que les habitants des États-Unis, mais ils ne devaient pas constituer une portion spécifique de la population américaine, qui serait dotée de droits eux-mêmes particuliers.

C’est pourquoi Thomas Paine se prononça pour la suppression du nom même de «Louisiane» à l’image de la suppression des noms des provinces françaises. De même, il considérait que la poursuite de la traite des Noirs en Louisiane serait non seulement une ignominie, mais aussi un obstacle à l’immigration libre et donc à l’intégration républicaine.2.2 L’insurrection américaine fut particulièrement bien accueillie en France, surtout auprès de l’aristocratie et la bourgeoisie.

Les nouvelles étaient lues et commentés, et en général la rébellion était perçue comme le combat de l’«esprit des Lumières» face à la «tyrannie britannique». C’est alors que la France, désireuse de prendre sa revanche sur la Grande-Bretagne qui lui avait infligé la défaite de 1763, décida, après de longues tergiversations et sous l’impulsion du ministre des Affaires étrangères, le compte de Vergennes (1774-1781), d’aider les insurgés.

La France commença en 1776 par livrer clandestinement des armes, mais l’aide déterminante se concrétisa par l’envoi de soldats, de navires de guerre et d’importantes sommes d’argent, sans compter les renforts navals (123 vaisseaux de la Marine royale au total) et de quelque 35 000 hommes (au total), ce qui fera pencher la balance en faveur des insurgés.

The Marquis de Lafayette, a young nobleman of great family connections here and great wealth, is gone to America in a ship of his own, accompanied by some officers of distinction, in order to serve in our armies. He is exceedingly beloved, and everybody’s good wishes attend him. We cannot but hope he may meet with such a reception as will make the country and his expedition agreeable to him.

Mais les Américains n’avaient que faire d’un marquis, au surplus républicain et déclaré hors-la-loi par la cour de France, et il devint simplement «Lafayette». Celui-ci apprit l’anglais, bien qu’il ne réussit jamais à le maîtriser parfaitement. Grâce à l’appui indéfectible de George Washington, le jeune aristocrate français, alors âgé de 19 ans, obtiendra le grade de «major-général dans l’armée des États-Unis» et il se couvrira de gloire.

  • Dans la foulée de la Révolution américaine, Versailles avait déclaré la guerre à Londres et entraîné l’Espagne dans cette entreprise.
  • En janvier 1778, le major-général Lafayette et le maréchal de Rochambeau prirent le commandement d’un corps expéditionnaire français envoyé en Amérique afin de soutenir militairement les révolutionnaires américains.

Il s’agissait là d’une étrange alliance, car une jeune république s’alliait à une monarchie de droit divin, des protestants étaient devenus des amis d’un roi catholique et d’anciens colons britanniques tendaient la main aux Français qu’ils avaient longtemps combattus.

Je ne vous ferai pas de longs détails sur la marque de confiance dont l’Amérique m’honore. Il vous suffira de savoir que le Canada est opprimé par les Anglais; tout cet immense pays est en possession des ennemis; il y ont une flotte, des troupes et des forts. Moi, je vais m’y rendre avec le titre de général de l’Armée du Nord et à la tête de 3000 hommes, pour voir si l’on peut faire quelque mal aux Anglais dans ces contrées. L’idée de rendre toute la Nouvelle-France libre et de la délivrer d’un joug pesant est trop brillante pour s’y arrêter. J’entreprends un terrible ouvrage, surtout avec peu de moyens.

Mais le général de l’Armée du Nord dut renoncer à son projet de conquérir le Canada, justement faute de moyens. De toute façon, le général Washington, qui n’appréciait pas revoir une ancienne puissance coloniale au nord de la frontière, s’était organisé pour que La Fayette ne puisse pas poursuivre ses objectifs militaires.

Je suis persuadé que tout le monde approuvera la prudence qui vous a fait renoncer à une entreprise dont la poursuite vous eût engagé dans une lutte vaine contres des impossibilités physiques.

Cela étant dit, le roi de Prusse, Frédéric le Grand (1712-1786), semble avoir vu juste sur les intentions de la France, comme en témoigne cet extrait d’une lettre adressée à son ambassadeur à Paris:

On se trompe fort en admettant qu’il est de la politique de la France de ne point se mêler de la guerre des colonies. Son premier intérêt demande toujours d’affaiblir la puissance britannique partout où elle peut, et rien n’y saurait contribuer plus promptement que de lui faire perdre ses colonies en Amérique. Peut-être même serait-ce le moment de reconquérir le Canada? L’occasion est si favorable qu’elle n’a été et ne le sera peut-être dans trois siècles.

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Combien DTats Aux éTats-Unis La bataille de Yorktown (6-19 octobre 1781) fut décisive pour l’indépendance américaine. Les 6000 Britanniques et les 2000 Allemands de lord Cornwallis durent faire face aux 11 000 Français et aux 6000 hommes de Washington (incluant des Polonais, des Allemands, des Canadiens français et des Indiens cherokees). Au même moment, la flotte française de 28 vaisseaux de l’amiral de Grasse assurait le blocus du port de Yorktown, empêchant ainsi tout ravitaillement ou toute fuite des Britanniques par la mer. D’ailleurs, la supériorité navale acquise par l’escadre de l’amiral français semble avoir été la clé de la victoire franco-américaine. Ce fut la première grande opération combinée (infanterie, cavalerie, artillerie et marine) de l’histoire, réunissant trois grands militaires: Washington, Rochambeau et de Grasse. Le général anglais Charles Cornwallis dut capituler. Au lendemain de la victoire de Yorktown, rendit hommage aux Français en déclarant que «chaque homme a deux patries: son pays et la France». Cette victoire franco-américaine valut à la France le surnom de «Nourrice d’Hercule». C’est pourquoi le SAR Magazine pouvait déclarer:

Without the aid of France, on land and sea, the rebellion of the thirteen colonies against Great Britain would have failed. There would be no United States of America.

Cependant, le coût excessif de la guerre franco-américaine plongea la France dans une situation financière délicate et accéléra la crise de la monarchie qui paiera ainsi très cher sa revanche sur la «Perfide Albion». La guerre aura coûté un milliard de livres tournois, soit l’équivalent de huit milliards d’euros d’aujourd’hui (ou dix milliards de dollars US), creusant encore davantage le gouffre financier de la France.

L’espoir de devenir le premier partenaire commercial des nouveaux États-Unis s’évanouit rapidement, de même que toute éventuelle restitution de la Nouvelle-France. était déterminé à jeter hors de l’Amérique toutes les puissances coloniales européennes, que ce soit la Grande-Bretagne ou la France! Louis XVI dut convoquer les états généraux pour réformer les impôts, ce qui entraînera la Révolution française (1789) et plus tard sa décapitation et l’abolition de la monarchie (1793).

Finalement, les relations entre la France et les États-Unis se détériorèrent rapidement, surtout après la mort de Louis XVI et les excès de la Révolution française sous la Terreur. Puis l es Américains, rappelons-le, firent peu d’efforts pour rembourser les énormes dépenses encourues par la France pour assurer leur indépendance tout en reprenant leurs liens commerciaux privilégiés avec la Grande-Bretagne.

Bref, si les Britanniques avaient perdu la guerre, ils ont su ensuite gagner la paix. La France, elle, n’était pas plus avancée avec comme seule récompense «la reconnaissance éternelle» des États-Unis d’Amérique.2.3 L’indépendance américaine Cette indépendance fut officiellement reconnue par la Grande-Bretagne à l’issue du et du traité de Versailles (3 septembre 1783).

Ce sont John Adams, John Jay et Benjamin Franklin (âgé de plus de 70 ans) qui signèrent pour les États-Unis le traité de paix garantissant l’indépendance. Selon les termes du traité, les États-Unis obtenaient : – l’indépendance sous le nom d’«États-Unis d’Amérique»; – l’expansion de leur territoire vers l’ouest jusqu’au Mississippi et l’absorption des «Territoires indiens»; – la fixation des frontières avec le Canada et la division des Grands Lacs en deux, sauf le lac Michigan, qui revenait entièrement aux Américains; – l’obtention de droits de pêche sur les bancs de Terre-Neuve et au large de la Nouvelle-Écosse.

De son côté, la Grande-Bretagne obtenait: – la reconnaissance des dettes contractées avant, pendant et après le conflit (remboursables en livres sterling); – l’amnistie des loyalistes et la liberté pour eux de s’installer dans les autres colonies britanniques (Québec, Nouvelle-Écosse, Bermudes, Antilles britanniques, etc.).

Au point de vue territorial, le traité de Versailles traçait de nouvelles frontières entre les colonies britanniques au nord et les États-Unis au sud (1783). Les États-Unis ont vu leur territoire doublé, alors que celui de la «province de Québec» (alors le Canada) a été réduit du tiers. De fait, le Canada voyait sa frontière sud-ouest passer désormais au milieu des Grands Lacs, sauf pour le lac Michigan qui allait entièrement aux États-Unis. Plus au sud, la Grande-Bretagne perdait la Floride qui devenait espagnole. Les nouvelles frontières qui régissaient la province de Québec faisaient en sorte que les Canadiens qui habitaient la région au sud des Grands Lacs devenaient du jour au lendemain citoyens américains. Or, la quasi-totalité des habitants étaient des Amérindiens, des Métis francisés ou des francophones. Ils deviendront anglophones au cours des décennies suivantes.

Cela étant dit, le Canada demeurait une possession britannique qui disposait de puissantes armées, parfaitement équipées, et pouvait encore, sur ordre de Londres, envahir les États américains du Nord. Bref, l’Amérique vivait dans une phase critique et rien n’était acquis de façon définitive.